Bénédicte est née le 25 mars 1963, son parcours scolaire ne la destinait pas à devenir peintre. En effet, issue d'une faculté d'histoire géographie, assistante de direction dans le tourisme, puis assistante culturelle pour une association d'artisans du Vieux Lyon, elle a préféré faire de sa passion son métier et nous fait ainsi partager ses émotions à travers ses peintures.
Cette artiste débutât par la sculpture, s'inspirant de Camille Claudel pour ses "Formes d'où émanent une émotion" et de Giaccometti.
Rembramd et Soulages lui ont transmit le "clair obscur" pour la peinture. Soulages est défini comme le peintre "du noir et de l'outrenoir", ses oeuvres jouent en effet avec des motifs sombres sur des surfaces colorées, recréant une calligraphie personnelle dont Bénédicte s'est inspirée. La plupart de ses oeuvres sont réalisées à la peinture à l'huile ou au fusain ainsi qu'avec des empreintes ou "marouflages".
"Si j'étais écrivain plutôt que peintre, de par ma plume, il y a deux citations qui me correspondraient, celle de Gustave Flaubert "Le style est autant sous les mots que dans les mots. C'est autant l'Ame que la Chair d'une Oeuvre." ainsi que celle de Miguel de Cervantès "La plume est la langue de l'âme." "

Bénédicte a commencé par le Marché de la Création de Lyon, a partagé plusieurs expositions lyonnaises (Galerie Le Jardin Secret, Salon des Autonnales, Centre d'Echange Lyon-Perrache...) a participé à l'exposition "Art et Foi" à la chapelle St Vincent de St Laurent d'Agny, ainsi qu'au Centre de Culture Arménienne (Grenoble) et aux Caves de la Chartreuse (Voiron), entre autres. Ses oeuvres ont illustrées plusieurs éditions de la revue "Les Provinciales".
" Ce n'est pas un hasard si l'on dit de la peinture de Bénédicte de Montgolfier Peillon qu'elle conserve une part iconographique et ne s'en défait pas, malgré l'itinéraire qu'emprunte sa propre géographie d'inspiration. Il y a que son travail écrit de l'invisible, comme d'autres sacrent des instants. Sous le couvert d'un formalisme ordonné qui juxtapose et lumière et distance, et proximités et ombres, une trame se fait jour, quasi liturgique: l'effervescence de l'impalpable! Le tournoiement des multitudes! La surprise des présences dont la ronde pose les pas de la plus somptueuse des gaietés, autant que le masque d'une très évidente gravité. Peut-être y a t'il là un langage rédempteur et rare. A voir ces espaces, ces pans d'être et de vie, où l'attention des silhouettes est extrême, suspendue à de seriques secondes, on se prend à imaginer l'heure d'une définitive harmonie. Est ce l'une des vocations du peintre? C'est en tout cas à ce parlé d'unisson que c'est donnée Bénédicte pour l'émotion joyeuse des contemplant... que nous devrions jamais cessé d'être."
P.R.C à l'occasion de l'exposition
"MISCELLANEES 2000" aux Caves de
la Chartreuse de Voiron. Juillet 2002